Rétrospective du PEL 2018 (2/2) : journée du dimanche

Deuxième  journée au PEL et toujours la même envie de jouer et de découvrir de nouvelles choses.

PARTIES JOUÉES :

Nyctophobia : Pas encore sorti dans le commerce, ce jeu est atypique. En effet, si l’un des joueurs aura le rôle ingrat de maître du jeu, les autres joueurs vont vivre une aventure déroutante. Dans Nyctophobia, vous incarnez des jeunes gens partis à la recherche de leur amie partie en forêt (je n’en dirais pas plus, mais l’histoire est toutefois plus profonde). Mais le problème, c’est qu’il fait nuit noire. Du coup, vous allez jouer avec un bandeau sur les yeux… Oui, oui, vous m’avez bien lu : dans Nyctophobia, les joueurs (hormis le maître du jeu) ne vont rien voir durant toute la partie. A votre tour, le maître du jeu place votre main sur votre pion. Puis, en touchant uniquement ce qu’il y a autour de votre pion, vous allez devoir vous frayer un chemin dans la forêt et faire progresser votre pion sur le plateau afin de retrouver votre amie. Il n’est déjà pas facile de vous orienter et de vous repérer, mais le jeu est encore plus difficile lorsque l’on sait que la forêt vous réserve de mauvaises surprises… Même si nous avons malheureusement échoué dans notre quête au bout de 45 min de jeu, cette expérience très particulière nous a enchanté… De là à l’attendre avec impatience ? Certainement !

Princesse Jing : Avec ce jeu, on ne peut que commencer par admirer le matériel proposé. En effet , le jeu est composé d’un plateau et de 25 paravents en 3D. Dans certains d’entre eux, chaque joueur y cache sa princesse,sa servante, deux animaux ainsi que ses deux porteurs de miroirs. Des porteurs de miroirs ? Mais pourquoi ? Tout simplement, parce que durant toute la partie, chaque joueur ne verra que ses personnages, ceux de l’adversaire se trouvant de l’autre côté des paravents. Le porteur de miroir permet donc, s’il est bien placer, de voir ce qui se cache derrière les paravents et donc de trouver les personnages adverses. Le but du jeu est simple : amener sa princesse jusqu’à son prétendant ce trouvant de l’autre côté du plateau. Pour cela, un joueur doit intervertir deux paravents se trouvant côte à côte, y compris en diagonale. C’est uniquement avec ce mouvement que vous déplacerez vos personnages. La partie fût rapide (il est vrai que je me suis fait battre à plate couture) mais cela donne vraiment envie d’y rejouer…

Micropolis : Ce jeu vous propose de construire la fourmilière qui vous rapportera en fin de partie le plus de points de victoire. Pour les obtenir, il faudra réussir à faire les chemins les plus longs possible avec une reine à l’intérieur, obtenir le plus de fruits différents possible, remplir vos casernes de soldats,… Les joueurs construisent donc leur fourmilière en prenant, à leurs tours, une des tuiles proposées parmi les restantes. Toutefois, prendre la première tuile disponible est gratuit alors que prendre les suivantes coûtent des soldats, ces mêmes soldats qu’il faut placer dans des casernes pour marquer des points et qui vous permettent de devenir premier joueur lors de la manche suivante. Micropolis propose donc constamment des choix plutôt intéressants, ce qui rend le jeu très plaisant.

Inis : Soyons honnête. Notre partie fut assez chaotique. Attention, cela n’a rien à voir avec le jeu en lui-même mais plus par notre manque de concentration à ce moment de la journée. Inis est un jeu de civilisation, et comme tout jeu de civilisation, les joueurs vont devoir développer leur clan tout en s’étendant sur le plateau (constitué de tuiles aux formes assez particulières) qui s’agrandit au fur et à mesure de la partie.  Au cours de chaque manche, les joueurs draftent les cartes du deck d’actions puis récupèrent la ou les cartes associées aux territoires qu’ils contrôlent. Chaque joueur joue ensuite, à tour de rôle, une action ou plusieurs actions. Ces actions permettent aux joueurs de faire arriver de nouvelles troupes, de découvrir de nouveaux territoires, construire des sanctuaires ou des cités et enfin de se déplacer. Et se déplacer entraîne, sauf dans des cas rares, un conflit. Ce conflit peut se régler pacifiquement ou par la force. Le premier à atteindre un des objectifs du jeu remporte la partie. Il faut donc surveiller continuellement ses adversaires.

Sentinels : Ce futur jeu de Ludonaute (dont le nom n’est même pas encore sûr) invite les joueurs à coopérer pour fermer cinq portails desquels sortent de monstres assoiffés de sang. Fermer ces portails nécessitera de charger des armes en utilisant des munitions mis à disposition par vos partenaires de jeu. De plus, éliminer un monstre permet de créer une brèche dans la ligne ennemie et donc d’affaiblir le monstre suivant, durant un tour de table, facilitant la tâche à vos partenaires. Mais, parce qu’il y a un “mais”, seul un des joueurs gagnera la partie ; celui qui aura récolté un maximum de points de victoire en tuant des monstres et en ayant aider ses partenaires de jeu. Chacun est donc face à un dilemme : s’assurer un maximum de points pour remporter la partie ou collaborer pour réussir à fermer les portails qui rapportent des bonus non négligeables et des points. La coopération n’est donc qu’éphémère..

Doodle Islands : Ce roll & write (lancer un dé et écrire) s’inscrit dans une des modes du moment. Un jeu rapide dans lequel tout le monde joue en même temps (ou quasiment) en complétant sa grille papier. Dans ce jeu, les joueurs vont devoir tracer le chemin le plus optimisé possible pour marquer des points de victoire.  Nous avions aimé à Cannes Penny Papers et nous aimons tout autant Doodle Islands.

ACHATS DE LA JOURNÉE :

Aucun achat sur cette journée, du moins pour la ludo. Il faut dire que les achats prévu pour cette année sont déjà conséquents puisque ce sont plus de ###  nouveaux jeux qui seront disponibles à la rentrée (vous ne croyez quand même pas qu’on allait tout vous dire si vite !).

 

QUOI D’AUTRES :

Nous avons profité de cette journée du dimanche pour faire dédicacer la boîte de Kero que nous avons acheté la veille par son illustrateur Pierô.  Comme à chaque fois dans ce monde du jeu de société, ce fût un vrai moment de partage. Celui-ci était d’ailleurs un peu plus particulier puisque Pierô est en fait l’auteur du logo de La Vallée des Jeux. Oui, vous avez bien lu, NOTRE logo ! En tout cas, nous avons pu, grâce à Pierô, en apprendre un peu plus sur son métier d’illustrateur et sur sa façon de travailler et il faut bien le dire, illustrer un jeu nécessite une bonne dose de talent mais également une sacrée réflexion qui prouve, si cela était nécessaire, que c’est un vrai travail qui mérite d’être encore plus mis en valeur qu’il ne l’est actuellement.

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